17 juillet 2008
Les premières notes de The Fray résonnent. Et Moi, je suis là, devant mon écran, à aligner des mots. Ces mots qui restent coincés dans ma gorge depuis quelques temps et que je n'arrive pas à sortir. Oui je t'en veux, je t'en veux énormément de partir. Je t'en veux de me laisser seule ici. Parce que c'est pas comme ça que j'imaginais notre après terminale. Oui, je sais, c'est tellement égoïste de ma part de voir les choses à ma manière. Tu te rappelles, la discussion qu'on avait eu chez Moi, sur mon canapé, quand on parlait de l'avenir ? Et de tout ce que tu as dit ? Parce que Moi, j'ai pas oublié. Et je peux pas m'empêcher de me dire que tout ça, c'est de ta faute, uniquement de ta faute. C'est Toi qui est venu à moi, troubler mon quotidien bien tranquille, banal et sûrement un peu triste. C'est Toi qui t'es imposé petit à petit, mine de rien. Et maintenant, tu t'en vas. Tu m'abandonnes. C'est si facile, trop facile. Oui, il y a une part en Moi qui t'en veut et qui continuera à t'en vouloir un certain moment. Mais avec le temps, cette partie s'effacera parce que la raison prendra le dessus. Oui, tu as ta vie à faire, tu as des choix à prendre et tu ne dois en aucun les faire pour Moi et en fonction de Moi. Parce que c'est Ton avenir. Seulement, j'aurais aimé, espéré, que les choses se fassent autrement. Tout ça me fait peur, extrêmement peur. Tu seras capable de tenir ? Qui me dit que l'une de ces ravissantes étudiantes en socio ne va pas prendre ma place ? Tu auras beau me faire des beaux discours, me rassurer... Mais je ne pourrais pas m'empêcher de laisser mon cerveau vagabonder et s'imaginer des choses. Et J'emmerde ceux qui me trouveront égoïste, futile, capricieuse, sotte ou je ne sais quoi d'autre. Je ne vous permets pas, je ne vous donne pas le droit de juger, ni de commenter
23 juin 2008
Et c'est l'Ether qui coule dans mes veines. Je suis en colère, énormément. J'accumule la rancune et ça m'empoisonne. Putain j'vais vraiment exploser un de ces jours et ça fera mal. J'en ai marre, marre de ta petite gueule. Et je sais plus quoi faire tellement j'en ai marre.
Parce que tu t'en tappes. Parce que t'en a rien à foutre.
Parce que t'es tout simplement irrespectueux.
J'ai plein de regrets, si tu savais, si tu les entendais..
24 mai 2008
Tristesse. Bonjour petit esprit chagrin. Ah.. Tu es encore là. Tu me suis comme mon Ombre. Viens, donne moi la main, on va s'asseoir. Là, ici sur ce banc, on sera bien.
Don't turn your back on me
I don't want to be alone
Love lasts forever
Oui ? Qu'il y a-t-il ? Qu'est ce qui me ronge ? Tellement de choses. La peur de ne pas réussir, la peur de décevoir, la peur de l'avenir.
Il va partir, Mr sapin. Il va s'en aller, loin, loin de Moi. Et Moi ? Moi... Je resterai ici, seule. Assise sur ce banc. Je le regarderai s'éloigner petit à petit. Et je serais impuissante, tellement impuissante.
Je me pose plein de questions. Est ce qu'il m'aime assez ? Assez pour me garder près de Lui, dans son coeur, même si je serai à des kilomètres de Lui, que je ne le verrai plus si souvent.
Lui, dans sa fac, Moi dans la mienne. Est ce que j'aurai confiance ? Est ce que j'aurai raison de faire confiance ? Qui me dit qu'il ne rencontrera pas une Autre ? Une Parfaite, Une Jolie, une Agréable, qui sent bon, qui a un sourire à croquer, qui saura mieux que Moi comment le faire rire, que faire pour lui faire plaisir. Et faire naître du désir.
Sometimes I think that I know
What love's all about
And when I see the light
I know I'll be all right
J'voudrais te crier "T'en va pas, me laisse pas, tu peux pas". Mais c'est surtout moi qui ne peux pas. Tu as ta Vie et moi la Mienne. Il nous reste encore combien de temps ensemble ? Quelques mois ? Je rêvais souvent à l'avenir. Je rêvais à des projets. Tout ça va tomber en ruines, en poussière. Je verrais les autres, ensemble, main dans la main. Mon coeur se serre. Il pleut mon Désespoir.
"Il pleure dans mon coeur comme il pleut sur la ville" Verlaine.
La mélodie s'essoufle. Nos baisers avec.
C'est la Vie qui va nous séparer. Cette Vie qui a su te donner à Moi et celle la même qui saura t'arracher de mes bras.
Je t'Aime...
° Paroles&Musique : Neil Young - Philadelphia °
03 mai 2008
J'me sens mal... J'me réveille comme si j'avais la gueule de bois. C'est assez douleureux. Et ça ne fait qu'un jour, qu'un malheureux petit jour que tu m'as laissé. Je me sens comme une petite fille abandonnée. Et je joue la comédie "ça va ?" "Oui oui niquel". Mais au fond de Moi, une voix crie, hurle "NON CA NE VA PAS JE ME SUIS FAIT QUITTEE OUAIS MAIS CA VA BIEN SINON". La séparation, on s'y attend jamais vraiment. Mon corps me fait mal, j'ai une douleur dans la poitrine. Je me sens moins que rien.
Et je chiale, surtout, comme une grosse loque. Je chuchote, je sussure. "C'est pas la fin du monde, allez" Me dis-je. Mais pourtant, hein, c'est plus facile de le dire dans 6 mois que maintenant. Je peux pas me résoudre, c'est pas possible, non.
Je suis malheureuse sans Toi. J'voudrais chialer, ramper, me mettre dans un état pas possible. Si seulement tu revenais. Mais tu ne reviendras pas cette fois...
Je suis seule, indéniablement.
Je suis enfin devenue ce Fantôme sans couleur, cette Etrangère qui erre sans aucune envie de rien.
01 mai 2008
It's too late to Apologize..
Je me demande si je peux encore y croire, si j'ai encore la force d'avancer sans regarder en arrière. Ils disent tous qu'ils ont envie d'aller de l'avant, de voir comment c'est, qu'ils sont heureux de grandir, d'en finir avec "ça". Mais ils ne comprennent pas que c'est le début de la fin pour Moi.
Grandir, c'est aussi un signe de matûrité, c'est accepter de changer et de voir son monde s'écrouler.
Deux voix existent en moi et se livrent bataille. Celle du coeur et celle de la raison, qui me soufflent chacune des choses différentes. Et qui dois-je écouter ?
Qui suis-je réellement ? Où vais-je ? Qu'est ce qui m'attend ?
D'un côté, j'entends la Raison qui me dit "L'Avenir tu verras ne sera pas si facile que ça, mais si tu t'accroches, si tu tiens, ça ira, tu verras. Sois patiente, sois endurante" Mais le Coeur dit "Non, non, je ne veux pas, je veux pas être seule, je veux pas qu'on me laisse, je ne veux pas que ça change, je veux garder mon monde tel qu'il est."
Dis, franchement, il te plaît ton monde, là, comme ça ?
A vrai dire, je ne sais pas que répondre à ma Conscience.
Oui ? Non ?
Non.. Indéniablement. Le Temps s'écoule. Et cette chanson me revient en tête...
Tu te souviens ? Tu te rappelle ? Non... C'est vrai, tu n'aimes pas le Passé. Mais moi si. Et j'Aime à me rappeller que j'ai été ta Princesse, ton Adoré. J'aimais t'entendre parler d'avenir. Parce qu'avant, j'étais dans tes plans. Je n'étais pas absente de ta vie future. Mais à présent ?
"Je suis un amour d'Adolescence" comme j'Aime si bien à le répéter, de manière si ironique. Tu me dirais le contraire que je te croirais pas. J'ai de la colère envers Toi. De la rancoeur. J'ai aussi de la peine, énormément de peine. Cette sensation de n'être devenue qu'un amas de chair avec lequel tu Aimes à t'Amuser. Ma sensibilité et ma pudeur m'ont obligées à effacer certaines lignes parce que les mots que j'avais employé me paraissait. Je sais pas comment le dire...
J'ai aussi de l'Amour à donner, à distribuer, à en crever.
Je ne sais pas si je dois te le donner, si je perds mon temps. Ton visage me fascine, ta voix m'enchante. Tu m'envoûtes toujours autant. Mais parfois, lorsque je m' [r]éveille, j'ai un goût amer dans la bouche. Un goût de je-suis-la-fille-que-tu-n-arrives-pas-à-quitter et qui te fait pitié.
Tu ne sais ô combien je te hais de me faire ressentir ça.
"Ne deviens pas un fantôme sans couleur"
Tu te souviens ?
"Je serai ton guide"
...
~ On a rien gravé dans le marbre,
Mais j’avoue souvent y [avoir] penser ~
